Le diabète de type 2 est associé à un trouble de la fonction pulmonaire

  • Díez-Manglano J & al.
  • ERJ Open Res
  • 1 janv. 2021

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Le diabète de type 2 (DT2) est associé à un trouble de la fonction pulmonaire, indépendamment du sexe, du statut tabagique ou de la région géographique dans le monde.

Pourquoi est-ce important ?

  • La présence d’un trouble lors d’une exploration fonctionnelle pulmonaire (EFP) n’a pas été bien étudiée chez les personnes atteintes d’un DT2.

Méthodologie

  • Une méta-analyse a inclus 66 études portant sur 11 134 personnes atteintes d’un DT2 et 48 377 participants témoins sans DT2.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Les différences moyennes combinées étaient les suivantes :
    • Pourcentage prédit du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS ; 41 études) : -7,15 (P 
    • Pourcentage prédit de la capacité vitale forcée (CVF ; 35 études) : -9,21 (P 
    • Rapport VEMS/CVF (45 études) : -0,27 (P 
    • Débit expiratoire forcé à 25–75 % de la capacité pulmonaire totale (13 études) : -9,89 (P 
    • Pourcentage prédit du débit expiratoire de pointe (15 études) : -9,79 (P 
  • Aucune différence en fonction du sexe n’a été constatée dans 15 études (P > 0,25 pour toutes les mesures).
  • Pour la consommation de tabac (14 études ont inclus des fumeurs et des non-fumeurs, 43 études n’ont inclus que des non-fumeurs et 9 études n’avaient pas de données disponibles concernant le tabagisme) : les réductions des mesures de la fonction pulmonaire étaient plus importantes dans les études menées chez des non-fumeurs que dans les études ayant inclus à la fois des fumeurs et des non-fumeurs (P 
  • Des résultats anormaux à l’EFP ont été observés chez les patients atteints d’un DT2, et ce sur tous les continents.

Limites

  • Les divergences concernant la sélection des études et l’évaluation de la qualité ont été résolues par consensus.
  • Hétérogénéité entre les études.
  • Seule la moitié des études a inclus au moins 50 patients atteints d’un DT2.
  • La plupart des études n’ont pas rapporté de résultats en fonction du sexe.