Le dépistage génétique des embryons n’augmente pas les taux de réussite de la FIV


  • Danielle Barron
  • Actualités Médicales
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Des chercheurs ont déterminé que le dépistage génétique réalisé avant un transfert d’embryon n’augmente pas les chances de réussite de la FIV chez les femmes ayant un âge maternel avancé. Ce dernier essai, publié dans la revue Human Reproduction, est la plus grande étude en son genre à avoir été menée.

Des chercheurs en Europe ont cherché à estimer l’efficacité du dépistage génétique préimplantatoire de l’aneuploïdie (DGP-A), une pratique controversée, dans la pratique clinique de routine étendue. Ils ont examiné si le DGP-A ayant recours à un dépistage complet des chromosomes (DCC) pour sélectionner les embryons en vue d’un transfert a augmenté la probabilité d’une naissance viable dans un délai d’un an chez les femmes âgées de 36 à 40 ans prévoyant un cycle d’injection intracytoplasmique de sperme (IICS), par rapport à une IICS sans analyse chromosomique.

Il a été constaté que sur les 205 participantes du groupe de dépistage chromosomique, 50 (24 %) avaient obtenu une naissance viable avec l’intervention dans un délai d’un an, contre 45 des 191 participantes du groupe sans intervention (24 %), soit une différence de 0,83 %. Malgré les taux de naissances similaires, un nombre significativement plus faible de transferts (risque relatif [RR] = 0,81) et un nombre plus faible de fausses couches (RR = 0,48) ont été constatés dans le groupe du dépistage.

Les auteurs ont toutefois noté qu’il reste à établir si les bénéfices l’emportent sur les inconvénients, notamment l’effet potentiel sur les enfants nés après une cryopréservation et/ou une culture d’embryon prolongées.