Le cénérimod a été utilisé pour la première fois dans le cadre du traitement du lupus érythémateux systémique


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Les résultats d’un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo ont montré une efficacité et une sécurité d’emploi favorables pour le modulateur sélectif des récepteurs de la sphingosine-1-phosphate 1 (S1P1), le cénérimod, dans le cadre du traitement du lupus érythémateux systémique (LES).

L’étude multicentrique a été menée en deux parties. Dans le cadre de la partie A, 49 patients atteints d’un LES ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir du cénérimod à raison de 0,5 mg, 1 mg ou 2 mg ou un placebo par voie orale 1 fois par jour pendant 12 semaines. Après une revue intermédiaire de la sécurité d’emploi portant sur la partie A, 18 patients ont été affectés de manière aléatoire pour la partie B et ont reçu du cénérimod à raison de 4 mg ou un placebo 1 fois par jour pendant 12 semaines.

Le cénérimod a été associé à une réduction significative proportionnelle à la dose administrée de la numération totale de lymphocytes. Par rapport au placebo, à la fin du traitement, le cénérimod 4 mg a été associé à un changement concernant le score à l’indice d’activité de la maladie du LES–2000 modifié (modified SLE Disease Activity Index-2000, mSLEDAI-2K) de -2,420 (P = 0,306) et concernant les anticorps anti-ADN double brin de -64,55 U/ml (P = 0,0082), ce qui suggère une amélioration clinique et biologique, par rapport à l’inclusion.

Tous les groupes ont rapporté des fréquences similaires d’événements indésirables liés au traitement (cénérimod 0,5 mg : 41,7 % ; 1 mg : 41,7 % ; 2 mg : 46,2 % ; 4 mg : 38,5 % ; et placebo : 58,8 %). Une faible diminution non cliniquement significative de la fréquence cardiaque a été observée au cours des six premières heures ayant suivi l’instauration du traitement.

Selon les auteurs, les résultats appellent à un examen plus approfondi du cénérimod au sein de populations de patients plus importantes.