Le captopril, un inhibiteur de l’ECA, est associé à des événements indésirables pulmonaires dans le cadre du diabète

  • Stafford EG & al.
  • J Am Pharm Assoc (2003)
  • 1 juin 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Le captopril, un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (iECA), est associé à significativement plus d’événements indésirables médicamenteux (EIM) de nature pulmonaire que les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA) ou d’autres iECA.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les iECA et les ARA sont des agents de première ligne chez les patients atteints d’un diabète, car ils sont néphroprotecteurs, mais ils régulent à la hausse l’ECA2, à laquelle le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) se lie dans les cellules humaines.
  • Les données font défaut sur les effets pulmonaires des iECA/ARA, chez les patients atteints d’un diabète, mais elles pourraient être pertinentes pour les patients atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Protocole de l’étude

  • Des bases de données nationales/internationales ont été exploitées pour rechercher les EIM de nature pulmonaire ayant été signalés chez les patients atteints d’un diabète prenant des iECA/ARA.
  • Pour satisfaire aux exigences en matière de signalement du ratio proportionnel de signalement (Proportional Reporting Ratio, PRR), trois critères ont été utilisés : plus de 3 incidences signalées ; PRR supérieur à 2 ; et PRR supérieur à la limite inférieure de l’IC à 95 % (IC inférieur établi à une valeur supérieure à 1).
  • Financement : BioNexus KC.

Principaux résultats

  • Le captopril a montré des signaux clairs distincts de ceux d’autres iECA (P = 0,005) et des ARA (P = 0,012).
  • Des EIM de nature pulmonaire significativement plus nombreux ont été observés avec le captopril, par rapport à tous les autres iECA et aux ARA (P = 0,004).
  • Après l’application des critères du PRR, les incidences ayant pu être rapportées pour le captopril concernaient la plupart des EIM de nature pulmonaire, notamment la dyspnée, la toux, l’épanchement pleural, l’œdème pulmonaire et la pneumonie.
  • D’autres médicaments, y compris les ARA, ont satisfait aux critères pour certains EIM de nature pulmonaire, mais aucun autre médicament que le captopril n’a démontré les mêmes tendances pour plusieurs EIM.

Limites

  • Analyse rétrospective.
  • Bases de données sélectionnées provenant de systèmes de signalement spontané.