Le cancer du poumon HER2+ est associé à une incidence élevée de métastases cérébrales

  • Offin M & al.
  • Cancer
  • 30 août 2019

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Des métastases cérébrales surviennent chez près de la moitié des patients atteints d’un cancer du poumon avec mutations du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2), entraînant une survie plus défavorable.

Pourquoi est-ce important ?

  • On manque de connaissances concernant le risque de métastases cérébrales dans le cadre du cancer du poumon HER2+. Cette étude met en lumière la nécessité d’une surveillance par imagerie.

Protocole de l’étude

  • 498 patients atteints d’un cancer du poumon métastatique avec mutations de HER2 (n = 98), mutations de KRAS (n = 200) ou mutations du récepteur du facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor Receptor, EGFR ; n = 200) ont été inclus.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

Principaux résultats

  • Au moment du diagnostic, le risque de métastases cérébrales dans le cadre de la maladie HER2+ et de la maladie KRAS+ était similaire (19 % contre 24 % ; rapport de cotes [RC] : 0,7 ; P = 0,33), mais il était plus faible que celui observé en cas de mutations de l’EGFR (31 % ; RC : 0,5 ; P = 0,03).
  • L’apparition de métastases cérébrales pendant le traitement était plus probable chez les patients HER2+ que chez les patients présentant des mutations de KRAS (28 % contre 8 % ; rapport de risque [RR] : 5,2 ; P 
  • Comparativement aux mutations de KRAS, le risque était plus élevé en cas de mutations de HER2 liées à l’insertion YVMA (RR : 5,9 ; P EGFR ou de HER2non liées à l’insertion YVMA.
  • Un traitement ciblé anti-HER2 n’a eu aucun effet sur le développement des métastases cérébrales, et la radiothérapie n’a pas permis d’améliorer la SG chez les patients HER2+ ayant développé des métastases cérébrales.
  • Les patients présentant des mutations de HER2 ou des mutations de KRAS ont obtenu une SG moins favorable que ceux présentant des mutations de l’EGFR (1,6 et 1,1 an, contre 3,0 ans ; P 
  • Des métastases cérébrales sont survenues chez 47 % des patients présentant des mutations de HER2 et elles étaient associées à une SG moins favorable (RR : 2,7 ; P 

    Limites

    • Étude rétrospective monocentrique.