Le cancer de l’oropharynx lié au VPH est associé au calendrier des rapports sexuels oraux et au nombre de partenaires

  • Drake VE & al.
  • Cancer
  • 11 janv. 2021

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le nombre de partenaires pour les rapports sexuels oraux est un facteur de risque significatif de cancer de l’oropharynx (COP) lié au virus du papillome humain (VPH).
  • Une plus grande intensité des rapports sexuels oraux et un âge plus jeune lors du premier rapport sexuel oral sont également associés à une probabilité plus élevée de COP lié au VPH.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude suggère que les comportements des partenaires et la dynamique des relations pourraient influencer le risque de COP lié au VPH.

Méthodologie

  • Une étude a été menée auprès de 163 patients atteints d’un COP lié au VPH et de 345 individus témoins appariés.
  • Financement : Institut national américain de recherche dentaire et craniofaciale (National Institute of Dental and Craniofacial Research) ; Institut national américain de la surdité et autres troubles de la communication (National Institute on Deafness and Other Communication Disorders).

Principaux résultats

  • Le nombre de partenaires pour les rapports sexuels oraux au cours de la vie était associé à un risque significativement plus élevé de COP lié au VPH :
    • plus de 10 partenaires, rapport de cotes (RC) de 4,3 (P 
  • Après une correction pour prendre en compte le nombre de partenaires pour les rapports sexuels oraux et le tabagisme, les facteurs de risque significatifs de COP lié au VPH étaient :
    • un âge plus jeune au moment du premier rapport sexuel oral (moins de 18 ans, contre plus de 20 ans) :
      • RC corrigé (RCc) de 1,8 (IC à 95 % : 1,1–3,2) ;
    • l’intensité des rapports sexuels oraux (plus de 5 partenaires par période de 10 ans) :
      • RCc de 2,8 (IC à 95 % : 1,1–7,5).
  • Le risque (RC) de COP lié au VPH augmentait également en présence de :
    • partenaires plus âgés : 1,7 (P = 0,01) ;
    • rapports sexuels extraconjugaux : 1,6 (P = 0,002) ; et d’un 
    • partenaire ayant eu des rapports sexuels extraconjugaux : 3,4 (P = 0,002).
  • La séropositivité aux anticorps ciblant la protéine E6 du VPH16 (RC : 286 ; IC à 95 % : 122–670) et toute protéine E du VPH16 (E1, E2, E6 et E7 ; RC : 163 ; IC à 95 % : 70–378) était associée à une probabilité accrue de COP lié au VPH.

Limites

  • Il s’agit de données autodéclarées.