LDGCB : un traitement d’entretien par lénalidomide améliore la SSP sans affecter la QdV

  • Thieblemont C & al.
  • Br J Haematol
  • 8 nov. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Chez les patients plus âgés atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB), un traitement d’entretien par lénalidomide après l’obtention d’une réponse sous R-CHOP (rituximab, cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisone) a permis d’obtenir une amélioration significative de la survie sans progression (SSP), sans effet notable sur la qualité de vie liée à la santé (QdV-LS).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’étude REMARC a démontré une amélioration significative de la SSP avec un traitement d’entretien par lénalidomide, comparativement au placebo :
    • SSP médiane : non atteinte, contre 58,9 mois (rapport de risque [RR] : 0,708 ; IC à 95 % : 0,54–0,93 ; P = 0,01).

Protocole de l’étude

  • Une analyse des sous-populations a été réalisée afin d’évaluer les effets sur la QdV-LS d’un traitement d’entretien par lénalidomide (n = 229), comparativement au placebo (n = 228), chez des patients âgés d’au moins 60 ans atteints d’un LDGCB, issus de l’étude REMARC.
  • Financement : Organisation académique française de recherche clinique sur le lymphome (The Lymphoma Academic Research Organisation) ; Celgene Corporation.

Principaux résultats

  • L’état de santé global (ESG) était comparable entre les groupes de traitement tout au long du traitement d’entretien.
  • Taux d’événements indésirables liés au traitement (EIT) observables ; taux d’EIT ayant entraîné une réduction posologique :
    • groupe lénalidomide : 81,1 % ; 54,3 % ;
    • groupe placebo : 63,3 % ; 22,6 %.
  • RR pour la SSP pour le lénalidomide, comparativement au placebo :
    • chez les 366 patients ayant fait l’objet d’une réduction posologique : 0,795 (IC à 95 % : 0,531–1,190 ; P = 0,2632) ;
    • chez les 279 patients n’ayant pas fait l’objet d’une réduction posologique : 0,788 (IC à 95 % : 0,515–1,205 ; P = 0,2694).
    • Aucune différence significative n’a été observée au niveau du bénéfice du traitement, avec ou sans réduction posologique : 1,353 (P = 0,2978).

Limites

  • Analyse post-hoc.