LDGCB/LBHG : l’échec précoce du traitement de première intention prédit des résultats moins favorables après un traitement de deuxième intention par immunochimiothérapie à base de platine

  • Ayers EC & al.
  • Cancer
  • 30 sept. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) ou d’un lymphome B de haut grade (LBHG), un échec précoce du traitement intensif de première intention est un facteur prédictif indépendant de résultats moins favorables après un traitement de deuxième intention par immunochimiothérapie à base de platine.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il pourrait s’agir de l’étude la plus importante rapportant des résultats dans ce contexte après un échec du traitement intensif de première intention.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée afin d’évaluer les résultats obtenus chez 195 patients atteints d’un LDGCB ou d’un LBHG en rechute/réfractaire, traités par immunochimiothérapie de rattrapage à base de platine après un échec du traitement intensif de première intention.
  • Schémas thérapeutiques de première intention :
    • 82 % des patients ont reçu le schéma étoposide, prednisone, vincristine, cyclophosphamide, doxorubicine et rituximab avec ajustement de dose (DA-EPOCH-R) ;
    • 16 % ont reçu le schéma rituximab, cyclophosphamide hyperfractionné, vincristine, doxorubicine et dexaméthasone, en alternance avec du méthotrexate et de la cytarabine (R-HyperCVAD) ; et
    • 2 % ont reçu le schéma rituximab, cyclophosphamide, vincristine, doxorubicine et méthotrexate à forte dose, en alternance avec de l’ifosfamide, de l’étoposide et de la cytarabine (R-CODOX-M/IVAC).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Le taux de réponse globale était de 43 % au traitement de deuxième intention.
  • La SSP médiane était de 3 mois (IC à 95 % : 2,4–4).
  • La SG médiane était de 8 mois (IC à 95 % : 6–10,1).
  • L’analyse multivariée a révélé que les patients ayant présenté un échec précoce du traitement (maladie primaire réfractaire/en rechute moins de 12 mois après la fin du traitement de première intention) avaient un risque significativement accru, comparativement à ceux ayant présenté un échec tardif du traitement, de :
    • progression de la maladie : rapport de risque (RR) de 2,43 (IC à 95 % : 1,11–5,31 ; P = 0,024) ;
    • décès : RR de 5,90 (IC à 95 % : 2,02–17,21 ; P = 0,001).

Limites

  • Données rétrospectives.