LAL Ph+ à haut risque : un traitement d’entretien par TKI réduit le risque de rechute après GCSH

  • Clin Lymphoma Myeloma Leuk

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les découvertes d’une étude rétrospective indiquent que le traitement d’entretien par inhibiteur de la tyrosine kinase (tyrosine kinase inhibitor, TKI) après greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) pourrait être efficace en limitant la rechute chez les patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique au chromosome de Philadelphie positif (LAL Ph+) à haut risque.
  • Les éléments principaux à prendre en compte lors de la sélection d’un traitement par TKI ont inclus la réponse au TKI avant la greffe, les toxicités anticipées et les mutations d’ABL1.

Conception de l’étude

  • Analyse rétrospective des résultats chez des patients atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) en phase avancée ou de LAL Ph+ ayant reçu un traitement d’entretien par TKI après allo-GCSH.
  • Population de l’étude : 9 patients atteints de LMC en phase accélérée/blastique ; 17 patients atteints de LAL Ph+.
  • Les patients ont reçu un traitement d’entretien après leur greffe constitué d’imatinib, de dasatinib, de nilotinib ou de ponatinib ; des TKI de nouvelle génération ont été instaurés à une dose réduite de 50 % ou plus par rapport à la dose standard précédant la greffe.
  • Des TKI ont été instaurés à une durée médiane de 100 jours après la greffe et ont été poursuivis pendant une durée médiane de 16 mois.

Principaux résultats

  • Suivi médian de 3,6 ans.
  • Survie sans rechute à 5 ans de 61 %.
  • SG à 5 ans de 78 %.
  • L’imatinib et les TKI de deuxième génération à dose réduite ont été bien tolérés en général.
  • 57 % (8 patients) ont interrompu le dasatinib pour cause d’événements indésirables.
  • Trois patients ont rechuté et ont tous ensuite reçu un traitement de rattrapage avec succès et sont restés sans maladie.

Limites

  • Étude monocentrique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les allo-greffes sont désormais couramment réalisées après un échec de l’imatinib en première ligne dans ce contexte, et la rechute est la cause la plus fréquente de l’échec de l’allo-GCSH.
  • Les TKI de deuxième génération ont démontré une efficacité contre la maladie résistant à l’imatinib. Cependant, les données relatives à leur utilisation dans ce contexte sont limitées.