La WHPA condamne les nouvelles lois du Brunei


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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L’Alliance mondiale des professions de la santé (World Health Professions Alliance, WHPA) a condamné les nouvelles lois récemment mises en place au Brunei, qui imposent la peine de mort par lapidation dans le cas d’un adultère ou d’une relation sexuelle anale, ainsi que l’amputation dans le cas d’un vol et la flagellation publique pour un avortement.

Dans un communiqué, la WHPA, qui représente 31 millions de professionnels de santé dans le monde, a condamné les nouvelles lois qu’elle considère comme « inhumaines et discriminatoires, et entrant en violation des accords internationaux relatifs aux droits de l’homme ».

Plus tôt ce mois-ci, la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, avait averti que le nouveau code pénal entérinerait « des châtiments cruels et inhumains ». Dans un communiqué, Mme Bachelet a exhorté l’État de Brunei à abandonner le nouveau code pénal « draconien », qui, s’il était appliqué, marquerait un sérieux recul pour la protection des droits de l’homme au sein de la population au Brunei. 

Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, a déclaré que ces « peines extrêmes et injustifiées vont conduire les gens à la clandestinité, les mettant hors de portée des services de prévention et de traitement anti-VIH vitaux ».

En attendant, Otmar Kloiber, le secrétaire général de l’Association médicale mondiale (AMM), a averti tous les médecins du Brunei que la participation à de tels châtiments, « y compris leur recommandation ou leur préparation, constitue une violation flagrante de l’éthique médicale ».