La vaginose bactérienne multiplie par 2 le risque de trichomonase

  • Seña AC & al.
  • Sex Transm Dis

  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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La vaginose bactérienne, qui concernerait presque 1 femme sur trois est liée à une dysbiose qui favorise l’infection par le VIH, le HPV ou par Chlamydia trachomatis. En revanche, le risque vis-à-vis de Trichomonas vaginalis (TV) n’est pas établi précisément, alors que cette infection peut conduire à des complications gynécologiques, voire à une infertilité si elle n’est pas traitée. Une revue systématique de la littérature et une méta-analyse permettent de faire le point sur le sujet.

Méthodologie

Cette revue de la littérature a permis d’identifier 14 études longitudinales ayant évalué l’incidence de l’infection par TV chez les femmes adultes atteintes de vaginose bactérienne, dont 12 ont pu être incluses dans la méta-analyse. Toutes les études retenues ont été publiées entre 1990 et 2014 et regroupaient au total 19.547 femmes.

Principaux résultats

Le hazard ratio (HR) global et l’odds ratio (OR) global non ajustés étaient respectivement de 2,45 [1,89-3,19] et de 2,27 [1,74-2,96]. Après ajustement, le HR et l’OR était de 2,08 [1,69-2,56] et 1,87 [1,45-2,40]. L’hétérogénéité (I2) était comprise entre 30 et 70% selon le paramètre considéré.

L’analyse a été menée séparément selon l’origine géographique des études (africaine vs américaine notamment) : si l’incidence de TV est plus élevée sur le continent africain, le risque d’être infecté en cas de vaginose est du même ordre de grandeur que celle observée dans les pays occidentaux. Le risque de biais était variable selon le paramètre considéré, mais celui concernant la confirmation du diagnostic était faible.

Une des limitations de ce travail reste l’hétérogénéité de la durée de suivi des femmes après inclusion (plusieurs jours à plusieurs semaines) ce qui peut modifier l’incidence de la surinfection.