La vaccination contre l'hépatite B insuffisante chez les homosexuels


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A l'occasion de la journée nationale de lutte contre les hépatites virales, ce 15 mai, Santé Publique France publie une étude qui montre une amélioration significative du dépistage de l'hépatite B en France au cours des dernières années. Elle pointe néanmoins l'insuffisance de la vaccination au sein d'un groupe à haut risque, les homosexuels. On estime que 0,65 % des adultes français âgés de 18 à 80 ans sont touchés par le virus de l'hépatite B (VHB), soit approximativement 280 000 personnes. Chaque année, près d'un millier de personnes meurt de la maladie. Bien que le mode de contamination reste inconnu dans 30 % des cas, on peut affirmer que les transmissions par voie sexuelle et chez les usagers de drogues IV sont les plus fréquentes.

En 2016, 4,3 millions de tests de dépistage du VHB ont été réalisés en laboratoire. « Une augmentation de l'activité de dépistage a été observée dans la plupart des régions, et de façon plus marquée en Guyane, à Mayotte et en Martinique, ainsi qu'en Île-de-France », se félicite l'agence sanitaire.

Parallèlement une étude s'est penchée en 2015 sur la vaccination chez les homosexuels, et plus particulièrement sur le groupe le plus actif sexuellement, celui qui fréquente les bars, saunas et backrooms ; 2 645 hommes fréquentant 60 de ces « établissements de convivialité gay » dans cinq grandes villes de France (Paris, Lille, Lyon, Nice et Montpellier) ont accepté des prélèvements sanguins. Les résultats sont en demi-teinte. Fait encourageant : la prévalence du VHB n'est que de 0,6 % chez ces hommes. Mais la vaccination dans ce groupe reste insuffisante eu égard aux risques. Le taux en a été « estimé à 63,0 % » (ou 73,9 % en excluant ceux qui ne savaient pas s'ils étaient vaccinés), mais elle plafonne à 66,1 % chez les homosexuels à « partenaires multiples » et à 67,7 % chez les séropositifs pour le VIH, qui risquent davantages de complications de l'infection par VHB. « Ces résultats incitent cependant à augmenter la couverture vaccinale contre l'hépatite B des HSH [hommes homosexuels] non immunisés vis-à-vis du VHB, notamment ceux infectés par le VIH et/ou ayant des partenaires multiples, et à poursuivre les messages et actions préventifs auprès de cette population », conclut Santé publique France.