La stéatose hépatique non alcoolique dispose d’un nouveau traitement potentiel


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Un acide biliaire de synthèse produit à partir de l’acide norursodésoxycholique, un agent actif, pourrait constituer un nouveau traitement prometteur pour la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA). C’est ce que suggèrent les résultats d’une nouvelle étude publiée dans la revue The Lancet Gastroenterology & Hepatology.

L’étude était un essai clinique de phase II de détermination de la dose, en double aveugle, contrôlé par placebo, randomisé et multicentrique mené dans 29 établissements médicaux auprès de patients atteints d’une SHNA et présentant ou non un diabète.

Au total, 198 patients atteints d’une SHNA ayant des concentrations sériques d’alanine aminotransférase (ALAT) supérieures à 0,8 fois la limite supérieure de la normale ont été affectés de manière aléatoire (selon un rapport 1:1:1) pour recevoir des gélules d’acide norursodésoxycholique à raison de 500 mg par jour (n = 67) ou de 1 500 mg par jour (n = 67), ou un placebo (n = 64), pendant 12 semaines, avec une période de suivi ultérieure de 4 semaines.

Le critère d’évaluation principal de l’efficacité était le changement relatif moyen en pourcentage des concentrations d’ALAT, entre l’inclusion et la fin du traitement, évalué dans la population en intention de traiter.

Une réduction dose-dépendante de l’ALAT sérique entre l’inclusion et la fin du traitement a été observée avec l’acide norursodésoxycholique, par rapport au placebo, avec un effet significatif dans le groupe de la dose de 1 500 mg (changement moyen : -27,8 % ; IC répétés à 95 % : -34,7 à -14,4 ; P 

Des événements indésirables graves (n = 6) et des événements indésirables liés au traitement (n = 314) ont été rapportés dans des proportions similaires entre les différents groupes.

D’autres études visant à évaluer les bénéfices de l’acide norursodésoxycholique au niveau histologique sont justifiées, ont déclaré les chercheurs.