La Société européenne d’anesthésiologie publie de nouvelles directives sur l’évaluation préopératoire des patients


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

La Société européenne d’anesthésiologie (European Society of Anaesthesiology, ESA) a publié des directives actualisées sur l’évaluation préopératoire d’adultes faisant l’objet d’une chirurgie non cardiaque élective. Durant l’élaboration des directives, les chercheurs ont passé en revue plus de 34 000 résumés et en ont analysé 2 536 de manière plus approfondie. 

Le document formule des recommandations qui répondent à deux questions cliniques principales, à savoir la façon dont une clinique de consultations préopératoires doit être organisée et la façon dont une évaluation préopératoire d’un patient doit être conduite. Parmi ces recommandations actualisées, il est préconisé que des outils d’évaluation préopératoire informatiques soient utilisés lors des évaluations des patients lorsque cela est possible. Les auteurs suggèrent également de laisser un laps de temps suffisant entre l’évaluation préopératoire et la procédure programmée afin de permettre la mise en œuvre de toute intervention préopératoire souhaitable visant à améliorer les résultats des patients. 

Les orientations comprennent également un certain nombre de recommandations sur des affections spécifiques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’obésité, notamment des analyses de laboratoire pour détecter les concentrations pathologiques de glucose/HbA1c et les cas d’anémie chez les personnes obèses. Il figure en outre des recommandations portant sur la marche à suivre concernant certains médicaments concomitants, l’évaluation préopératoire des voies respiratoires ainsi que la nausée et les vomissements postopératoires, entre autres domaines.

Écrivant dans la revue European Journal of Anaesthesiology, les auteurs ont indiqué que les directives doivent être considérées comme un complément et pas forcément comme un remplacement des recommandations de l’ESA de 2011.