La Société d’endocrinologie appelle à une révision de la stratégie sur les perturbateurs endocriniens


  • Mary Corcoran
  • Univadis Actualités médicales
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La Société d’endocrinologie (Endocrine Society) a exprimé son inquiétude quant au fait que les critères de l’Union européenne (UE) pour la réglementation des perturbateurs endocriniens (PE) contenus dans les pesticides et les biocides ne vont pas assez loin pour protéger la santé publique.

Cette déclaration intervient au moment de la publication des orientations de l’Agence européenne des produits chimiques (European Chemicals Agency, ECHA) et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority, EFSA) sur l’identification des substances contenues dans les pesticides et les biocides qui présentent des propriétés de perturbation endocrinienne. Les orientations pour l’évaluation des biocides sont entrées en vigueur ce mois-ci. Elles serviront à l’évaluation des pesticides pour lesquels une décision est prévue le 10 novembre 2018 ou ultérieurement.

La Société d’endocrinologie (SE) se dit préoccupée par le fait que les critères finaux nécessitent un « niveau de preuve excessivement élevé qu’un produit chimique est un perturbateur endocrinien » et que le « document d’orientation crée d’autres obstacles inutiles à la réglementation des PE nocifs ». Elle maintient que la découverte d’un effet indésirable impliquant des hormones ou des systèmes endocriniens doit suffire à identifier un PE. 

La SE appelle l’UE à réviser sa stratégie en date de 1999 sur les PE pour prendre en compte les nouvelles informations scientifiques obtenues au cours de ces dernières années, dans l’optique de minimiser l’exposition aux PE dangereux dans l’environnement et dans les produits de consommation.