La SEP confère des risques accrus de maladie vasculaire et de décès

  • Palladino R & al.
  • JAMA Neurol
  • 4 mai 2020

  • Par Susan London
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les patients atteints d’une sclérose en plaques (SEP) présentent des risques accrus de maladie cardiovasculaire et de maladie vasculaire cérébrale que les facteurs de risque traditionnels n’expliquent pas complètement.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette population pourrait particulièrement avoir besoin d’interventions préventives et en tirer un bénéfice.

Principaux résultats

  • Par rapport à leurs pairs non affectés, les patients atteints d’une SEP présentaient des risques accrus (rapports de risque [RR] ; IC à 95 %) de :
    • syndrome coronaire aigu : 1,28 (1,09–1,51) ;
    • maladie vasculaire cérébrale : 1,59 (1,32–1,92) ;
    • toute maladie macrovasculaire (syndrome coronaire aigu, maladie vasculaire cérébrale, artériopathie périphérique) : 1,32 (1,15–1,52) ;
    • mortalité toutes causes confondues : 3,46 (3,28–3,65) ;
    • mortalité par maladie cardiovasculaire (MCV) : 1,47 (1,27–1,71).
  • Les augmentations des risques étaient plus importantes chez les femmes que chez les hommes.
  • Par rapport à leurs pairs non affectés ne prenant pas de médicaments hypolipémiants, les risques (RR ; IC à 95 %) étaient accrus pour :
    • la mortalité toutes causes confondues chez :
      • tous les patients atteints d’une SEP : 3,62 (3,43–3,83) ; et
      • les patients atteints d’une SEP prenant ces médicaments : 1,95 (1,58–2,42).
    • la mortalité par MCV chez :
      • tous les patients atteints d’une SEP : 1,48 (1,26–1,73) ; et
      • les patients atteints d’une SEP prenant ces médicaments : 2,28 (1,51–3,43).

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte populationnelle, appariée et rétrospective, a été menée auprès de patients dans des cabinets de médecine générale en Angleterre :
    • 12 251 atteints d’une SEP et
    • 72 572 sans SEP.
  • Critères d’évaluation principaux : les événements cardiovasculaires et vasculaires cérébraux avec un suivi moyen de 11,3 ans.
  • Financement : Institut national pour la recherche en santé du Royaume-Uni (National Institute for Health Research) ; autres.

Limites

  • Modification des traitements de référence durant la période de l’étude.
  • Erreurs possibles de codage et de classification.
  • Incapacité à contrôler certains facteurs de risque cardiovasculaire.