La séroprévalence du CMV chez les jeunes femmes est basse…

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Les infections congénitales par transmission transplacentaire du CMV exposent le fœtus à un risque de handicaps parfois définitifs : surdité, retard du développement psychomoteur, déficience visuelle… Le risque pour le fœtus d'être infecté est nettement supérieur en cas d'infection primaire de la mère que lorsque celle-ci présente une réactivation ou une réinfection par une autre souche de la bactérie. De plus, des données récentes ont décrit un taux similaire de séquelles néonatales liées à l'infection que les mères aient été ou non déjà infectées avant la grossesse.

La prévalence de l'infection chez les femmes en âge de procréer apparaît donc très importante à évaluer et à suivre. Santé publique France a conduit une estimation de l'évaluation de l'infection à CMV afin de disposer d'une vue d'ensemble française de sa prévalence, aujourd'hui manquante.

Méthodologie

  • L'étude a été conduite parmi la population âgé de 15 à 49 ans et vivant en France métropolitaine et fréquentant les laboratoires d'analyse biologiques privés ambulatoires.

  • Dans un premier temps, les chercheurs ont réalisé un échantillonnage des laboratoires afin que la population qui y était suivie soit représentative de la population générale. Ensuite, les patients reçus dans ces laboratoires et participant à une recherche d'infection par le CMV étaient inclus dans l'étude, s'ils l'acceptaient. Tous les tests ont été réalisés par le même laboratoire lyonnais. Les IgG-CMV, signant la séropositivité de l'infection par le virus ont été recherchées.

  • Les données socio-démographiques des participants ont été analysées. Celles qui étaient suffisamment significative lors d'analyses univariées (p<00,20) étaient intégrées à un modèle d'analyse multivariée. Dans cette étude, l'âge, le sexe, le pays de naissance, le niveau d'éducation, la couverture santé complémentaire, la région de résidence et la catégorie socio-professionnelle étaient utilisés.

  • L'objectif était d'évaluer la séroprévalence du CMV en France et de décrire les caractéristiques individuelles associées au statut sérologique.

Résultats

  • Au total, 2.536 personnes ont été incluses dans l'étude. Le sex-ratio était de 0,94 et l'âge médian de 27 ans.

  • La séroprévalence globale liée à l'infection par le CMV était de 41,9%. Ce taux était supérieur chez les femmes que chez les hommes (45,6 vs 39,3%) et chez les personnes originaires de pays non occidentaux (93,7% vs 37,7%). La séroprévalence est aussi a...