La réaction de sevrage à la nicotine et à la caféine pourrait fausser le diagnostic clinique en USI


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Des chercheurs ont suggéré que les patients en unité de soins intensifs (USI) pourraient retirer un bénéfice d’une substitution nicotinique ou d’une supplémentation en caféine. 

Dans le cadre d’une nouvelle étude, les chercheurs ont passé en revue 12 études cliniques et observationnelles ayant inclus 483 adultes pour examiner l’impact des symptômes de sevrage chez les patients en USI. 

Ils y soulignent comment la recherche a révélé que le sevrage abrupt à la caféine conduit à un endormissement, des nausées, des vomissements et des céphalées, et déclarent qu’« en fonction du contexte clinique, ces effets peuvent être confondus avec une méningite, une encéphalite, une hémorragie intracrânienne » et d’autres affections. Les chercheurs ont noté que le benzoate de caféine a été mis en œuvre avec succès pour le traitement des céphalées post-ponction durale, mais que les traitements de substitution en USI sont peu étudiés.

Un sevrage aigu à la nicotine s’est également avéré accroître de façon substantielle l’agitation et le nombre de lignes intraveineuses et de tubes trachéaux déplacés du fait de l’agitation des patients en USI. Toutefois, le traitement de substitution nicotinique s’est avéré contribuer au développement du délire en USI. 

« Les patients en USI pourraient retirer un bénéfice d’une substitution nicotinique ou d’une supplémentation en caféine, mais les données probantes indiquant leur efficacité étant peu nombreuses, la décision du traitement doit être laissée au jugement des médecins traitants », a déclaré le maître de conférences Maya Belitova de l’Hôpital universitaire de la reine Giovanna à Sofia, en Bulgarie.