La radiothérapie augmente le risque cardiaque dans le cadre du cancer du poumon

  • J Am Coll Cardiol

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La dose d’irradiation cardiaque était un facteur prédictif indépendant d’événements indésirables cardiaques majeurs (EICM) et de mortalité toutes causes confondues dans les deux ans suivant la radiothérapie pour des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé.

Pourquoi est-ce important ?

  • Malgré la courte espérance de vie associée au cancer du poumon, les patients atteints d’un CPNPC de stade II-III pourraient tirer parti d’une dose d’irradiation cardiaque plus faible, d’un traitement cardiaque préventif après la radiothérapie, et d’un diagnostic et d’un traitement plus précoces des problèmes cardiovasculaires.

Protocole de l’étude

  • 748 patients atteints d’un CPNPC de stade II-III ont reçu un schéma de traitement comprenant une radiothérapie thoracique à une dose médiane d’irradiation prescrite de 66,0 Gy pour la tumeur et une dose d’irradiation moyenne médiane de 12,3 Gy pour le cœur (dose moyenne cardiaque [Mean Heart Dose, MHD]).
  • La durée de suivi médiane était de 20,4 mois.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 10,3 % des patients ont présenté au moins 1 EICM, qui était nettement plus probable chez les patients atteints d’une maladie coronarienne (MC ; 18,7 % contre 5,6 % ; P 
  • L’augmentation de la MHD était associée à un risque significativement plus élevé d’EICM (rapport de risque corrigé [RRc] : 1,05/Gy ; P 
  • Chez les patients exempts d’une MC, un traitement par une MHD supérieure ou égale à 10 Gy, par rapport à une MHD inférieure à 10 Gy, était associé à un risque significativement plus élevé d’EIMC (RR : 3,01 ; P = 0,025) et de mortalité toutes causes confondues (RR : 1,34 ; P = 0,014).
  • Aucune association n’a été observée entre la MHD et les EIMC ou la mortalité toutes causes confondues chez les patients atteints d’une MC.

Limites

  • Étude rétrospective monocentrique.