La protonthérapie hypofractionnée est sûre et efficace dans le cadre du cancer de la prostate

  • Grewal AS & al.
  • Int J Radiat Oncol Biol Phys
  • 11 juin 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La protonthérapie modérément hypofractionnée (PTHF) est sûre et permet d’obtenir des résultats oncologiques et une qualité de vie (QdV) favorables chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque faible à intermédiaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données concernant la PTHF dans le cadre du cancer de la prostate sont insuffisantes.
  • Les résultats suggèrent que cette méthode d’administration plus courte avec une dose plus élevée pourrait donner des résultats comparables à la protonthérapie fractionnée standard.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase II a été menée auprès de 184 patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque faible à intermédiaire, qui ont fait l’objet d’une PTHF (70 Gy en 28 fractions) entre 2010 et 2017 (dose estimée comme étant équivalente à une dose standard de 79,2 Gy en 44 fractions).
  • Financement : département de la Défense des États-Unis (US Department of Defense).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 49,2 mois.
  • Le taux de survie sans échec biochimique-clinique (EBC) à 4 ans était de 93,5 % (IC à 95 % : 89–98 %). Aucune différence n’a été observée entre les différents groupes de risque (P > 0,4) :
    • risque faible (n = 18) : 94,4 % (IC à 95 % : 89–100 %) ;
    • maladie à risque intermédiaire favorable (n = 78) : 92,5 % (IC à 95 % : 86–100 %) ;
    • maladie à risque intermédiaire défavorable (n = 88) : 93,8 % (IC à 95 % : 88–100 %).
  • Délai médian jusqu’à l’EBC : 51 mois.
  • Le taux de SG à 4 ans était de 95,8 % (IC à 95 % : 92–100 %). Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les différents groupes de risque (P > 0,7).
  • Les taux d’événements indésirables gastro-intestinaux et urologiques aigus de grade supérieur ou égal à 2 étaient de 3,8 % et 12,5 %, respectivement ; les taux correspondants pour les événements tardifs de grade supérieur ou égal à 2 étaient de 7,6 % et 13,6 %, respectivement.
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau des résultats rapportés par les patients à 4 ans, comparativement à l’inclusion.

Limites

  • Aucun groupe comparateur.