La prophylaxie de la migraine pédiatrique est inefficace

  • JAMA Pediatr

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Une méta-analyse démontre que le traitement pharmacologique prophylactique de la migraine pédiatrique, ayant inclus des β-bloquants, des anticonvulsivants, des antidépresseurs, des antihistaminiques et des inhibiteurs des canaux calciques, n’offre aucun bénéfice significatif, par rapport à un placebo.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les migraines sont fréquentes chez les enfants, l’incidence croissant avec l’âge. Pourtant, la plupart des options de traitement sont basées sur des études menées chez des adultes.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse en réseau (MAR) de 23 essais cliniques randomisés portant sur des traitements pharmacologiques prophylactiques de la migraine épisodique, chez des enfants et des adolescents âgés de moins de 18 ans (N = 2 217).
  • Financement : Dotation Sara Page Mayo pour la recherche, l’éducation et le traitement dans le domaine de la douleur pédiatrique (Sara Page Mayo Endowment for Pediatric Pain Research, Education, and Treatment).

Principaux résultats

  • Des antiépileptiques, des antidépresseurs, des inhibiteurs des canaux calciques, des agents antihypertenseurs et des compléments alimentaires ont été étudiés.
  • Après un regroupement des résultats dans une MAR, un effet significatif a été constaté pour :
    • le propranolol : 0,60 (IC à 95 % : 0,03–1,17) ;
    • le topiramate : 0,59 (IC à 95 % : 0,03–1,15).
  • Des intervalles de prédiction à 95 % non significatifs ont été notés avec :
    • le propranolol, par rapport au placebo : -0,62 à 1,82 ;
    • le topiramate, par rapport au placebo : -0,62 à 1,80.
  • D’autres interventions ont montré des différences moyennes standardisées non significatives :
    • La plage était de -0,21 (IC à 95 % : -1,40 à 0,99) pour le L-5-hydroxytryptophane à 0,93 (IC à 95 % : -0,12 à 1,98) pour la flunarizine.

Limites

  • La plupart des substances ont été testées chez moins de 100 patients.

La méta-analyse a été rédigée en collaboration avec Chitra Ravi, MPharm.