La propagation géographique de la gonorrhée résistante aux médicaments prend de l’ampleur


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les derniers chiffres du Programme européen de surveillance des antimicrobiens gonococciques (European Gonococcal Antimicrobial Surveillance Programme, Euro-GASP) indiquent que Neisseria gonorrhoeae continue de démontrer des niveaux élevés de résistance à l’azithromycine. 

En 2017, 27 pays de l’Union européenne/Espace économique européen ont recueilli et testé 3 248 isolats gonococciques, lesquels ont révélé une résistance au céfixime et à l’azithromycine (1,9 % et 7,5 %, respectivement) dans des proportions qui restent relativement inchangées, par rapport à 2016 (2,1 % et 7,5 %). Toutefois, le volume de pays ayant rapporté des isolats résistants pour chaque antimicrobien a augmenté.

Aucun isolat ayant une résistance à la ceftriaxone n’a été détecté en 2017 ou en 2016, contre 1 en 2015, 5 en 2014 et 7 en 2013.

« Le fait que nous n’ayons pas constaté de résistance à la ceftriaxone chez les isolats testés pendant deux années consécutives est prometteur. Mais, en même temps, le niveau persistant de résistance à l’azithromycine en Europe est une préoccupation majeure pour nous, car il compromet le traitement à double modalité par ceftriaxone et azithromycine qui est recommandé », a déclaré Gianfranco Spiteri du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC). 

L’ECDC publiera dans le courant de cette année son plan d’intervention régional révisé pour contrôler la gonorrhée à résistance polymédicamenteuse.