La profession doit être prise en compte dans l’estimation du risque de polyarthrite rhumatoïde

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La situation professionnelle doit être prise en compte pour le diagnostic et l’estimation du risque de polyarthrite rhumatoïde (PR) dans la pratique clinique. Telle est la conclusion des auteurs d’une nouvelle étude publiée dans la revue Arthritis Care & Research.

La recommandation fait suite à la publication de nouveaux résultats selon lesquels certaines professions pourraient entraîner un risque accru de développer une PR.

Après avoir examiné les données de 3 522 personnes atteintes de PR et de 5 580 témoins dans l’étude suédoise EIRA (Epidemiological Investigation of Rheumatoid Arthritis, Étude épidémiologique de la polyarthrite rhumatoïde) basée sur la population, les chercheurs ont découvert que les hommes travaillant dans le secteur manufacturier présentaient un risque accru de développer une PR, par rapport aux travailleurs des secteurs professionnel, administratif et technique. Au sein de ce secteur, les hommes qui sont maçons et ouvriers du ciment avaient un risque multiplié par trois de PR, par rapport au groupe de référence, tandis que les électriciens, les électroniciens et les ouvriers chargés de la manutention de matériaux avaient un risque multiplié par deux. Chez les femmes, les aides-soignantes et le personnel auxiliaire ont présenté un risque légèrement plus important de PR. Aucun risque accru n’a été observé parmi les infirmières. 

« Nos résultats indiquent par conséquent que des facteurs liés au travail, comme l’exposition à des substances nocives dans l’air, pourraient contribuer à l’apparition de la maladie », a indiqué l’auteur de l’étude, Anna Ilar. « Il est important que ces conclusions sur les facteurs de risque évitables soient diffusées aux employés, aux employeurs et aux décideurs afin de prévenir la maladie en réduisant ou en éliminant les facteurs de risque connus », a-t-elle ajouté.