La prise en charge des symptômes en fin de vie chez les patients atteints d’un cancer du poumon a été quantifiée

  • Saphire M & al.
  • J Pain Symptom Manage
  • 25 nov. 2019

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La prise de médicaments pour la prise en charge des symptômes est fréquente pendant la période de fin de vie (FDV) chez les patients atteints d’un cancer du poumon dans un contexte ambulatoire, en dehors d’un centre de soins palliatifs. La dyspnée, la douleur et la détresse émotionnelle sont les symptômes les plus fréquemment rapportés.

Pourquoi est-ce important ?

  • Bien que moins de la moitié des patients bénéficiaires de Medicare choisissent de séjourner dans un centre de soins palliatifs, il existe peu de données concernant le recours aux soins de FDV chez les bénéficiaires de Medicare, en dehors du cadre d’un centre de soins palliatifs.

Protocole de l’étude

  • 16 246 bénéficiaires de Medicare, qui avaient reçu un diagnostic de cancer du poumon et qui sont décédés entre 2008 et 2013, ont été inclus.
  • Financement : Fondation de recherche sur le cancer du poumon (Lung Cancer Research Foundation).

Principaux résultats

  • 62,5 % des patients recevaient un traitement contre la douleur, 49,4 % contre la détresse émotionnelle, 70,7 % contre la dyspnée, 19,9 % contre la fatigue, 21,4 % contre l’anorexie et 19,2 % contre les vomissements/nausées.
  • Le nombre de patients recevant des médicaments pour la prise en charge des symptômes augmentait entre six mois avant le décès et le dernier mois avant le décès :
    • dyspnée : 61,1 % contre 80,1 % ;
    • douleur : 42,6 % contre 63,3 % ;
    • détresse émotionnelle : 37,8 % contre 48,9 % ;
    • fatigue : 13,0 % contre 20,8 % ;
    • anorexie : 5,1 % contre 17,3 % ;
    • nausées/vomissements : 10,0 % contre 19,6 %.
    • corticostéroïdes oraux : 10,3 % contre 30,1 %.
  • L’administration de médicaments pour la prise en charge des symptômes était plus probable chez les femmes, les personnes également bénéficiaires de Medicaid et les personnes recevant un traitement anticancéreux concomitant. Elle était moins probable chez les patients plus âgés et ceux qui étaient d’origine ethnique noire, hispanique ou asiatique.

Limites

  • Étude rétrospective.