La prévalence de la myocardite est faible chez les étudiants-athlètes après une forme légère à modérée du COVID-19

  • Starekova J & al.
  • JAMA Cardiol
  • 14 janv. 2021

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Chez les étudiants-athlètes ayant été atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), n’ayant pas présenté de symptômes ou uniquement des symptômes légers à modérés et dont les valeurs sériques étaient normales, l’imagerie par résonance magnétique cardiaque (IRMC) pourrait n’offrir qu’une utilité limitée pour le dépistage.
  • Dans le cadre de cette étude, la prévalence de la myocardite dans cette population était de 1,4 %.

Pourquoi est-ce important ?

  • Éditorial : un coût élevé et un mauvais rendement diagnostique suggèrent que l’IRMC est d’une faible utilité et que les cliniciens devraient utiliser la probabilité préalable à l’examen de myocardite en tant que facteur de décision pour le dépistage.

Principaux résultats

  • 145 athlètes ont été inclus, parmi lesquels 37 femmes ; tranche d’âge de 17 à 23 ans.
  • 81,4 % des patients présentaient des symptômes (symptômes légers : 49,0 % ; symptômes modérés : 27,6 %).
  • 16,6 % des patients étaient asymptomatiques (les patients restants n’ont pas fait l’objet d’une documentation).
  • Aucun patient n’a présenté de symptômes graves ou n’a requis de radiographie thoracique.
  • Les IRMC ont été réalisées à une médiane de 15 jours (intervalle : 11–194) après un résultat positif au test du COVID-19.
  • 2 patients, soit 1,4 % des patients (IC à 95 % : 0,4–4,9 %), ont présenté des résultats anormaux.
    • 1 patient était asymptomatique concernant le COVID-19, mais présentait des « résultats marqués » de myopéricardite, qui se sont améliorés au moment de la réévaluation à 1 mois.
    • 1 patient a présenté de légères anomalies de signal après des symptômes légers à modérés du COVID-19 ; les anomalies se sont résolues au bout de 1 mois.
  • 26,2 % des patients présentaient des petits foyers non spécifiques qui ne remplissaient pas les critères de la myocardite et qui sont associés à l’entraînement athlétique.
  • Deux patients présentaient des niveaux accrus de troponine I qui sont restés élevés de manière répétée, mais n’avaient aucun indicateur de myocardite.

Méthodologie

  • Une série de cas a été analysée à partir de données issues de dossiers médicaux électroniques, sur la période du 1er janvier au 29 novembre 2020, Université du Wisconsin (University of Wisconsin).
  • Financement : non communiqué.

Limites

  • Population rétrospective et sélectionnée d’athlètes de compétition entraînés.
  • Il est possible que la réalisation tardive des IRMC et des tests de troponine n’ait pas permis de détecter des lésions myocardiques légères antérieures.