La préservation de la fertilité, contraception et traitement hormonal de la ménopause : que dire aux patients traitées pour tumeurs malignes rares ?

  • Eur J Cancer

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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Pourquoi ces nouvelles recommandations ?

La publication des recommandations sur la préservation de la fertilité, la contraception et le traitement hormonal de la ménopause chez les femmes traitées pour tumeurs malignes rares de l’ovaire (TMRO) dans l’European Journal of Cancer, constitue une opportunité de diffusion à la communauté scientifique internationale. Le Docteur Christine Rousset-Jablonski, gynécologue au Centre de Lutte Contre le Cancer Léon Bérard de Lyon souligne l’utilité de ces recommandations « La prise en charge de la ménopause, la contraception et la fertilité sont des question fréquentes auxquelles sont confrontés les praticiens. Ces recommandations devraient constituer une aide aux cliniciens qui prennent en charge des femmes traitées pour une tumeur rare de l’ovaire. »

En effet, c’est un sujet sensible qui intéresse différentes tumeurs.  Au total 39 experts de différentes spécialités ont participé à l’élaboration de 35 propositions de recommandations qui précisent les indications de préservation de la fertilité, les situations contre-indiquant une stimulation ovarienne (en préservation de la fertilité ou dans la prise en charge d’une infertilité). Ces recommandations s’intéressent également tumeur à tumeur aux différentes contraceptions possibles, notamment hormonales et au THM (traitement hormonal de la ménopause). Elles font le focus également sur la contraception en cours de traitement chimiothérapie, thérapies ciblées, et après traitement. Les faibles données disponibles à travers la littérature ont conduit à la réalisation de consensus d’experts pour établir ces propositions. À travers ces recommandations, les experts insistent sur  la prudence nécessaire en cas de tumeur potentiellement hormonosensibles comme les tumeurs des cordons sexuels, les adénocarcinomes séreux et endométrioïdes de bas grade, ou lorsque les critères histologiques des tumeurs borderline sont péjoratifs. Ainsi, les possibilités de stimulation, la contraception hormonale et le THM dépendront de la possible hormonodépendance des TMRO et du pronostic de récidive. Le Docteur Christine Rousset-Jablonski rappelle l’existence d’un réseau national labellisé par l’INCa (Centre Expert National multi-site et Centres Experts Régionaux des Tumeurs Malignes Rares de l'Ovaire (TMRO)), sur lequel peuvent s’appuyer les cliniciens pour enregistrer et discuter de leurs dossiers www.ovaire-rare.org.