La présence de cellules apoptotiques perturbe la participation des macrophages à la cicatrisation des plaies


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que la présence de cellules apoptotiques peut influencer les réponses immunitaires des macrophages et affaiblir les défenses contre les infections.

Cette étude, publiée dans la revue PLOS Biology, révèle qu’une apoptose excessive perturbe le processus normal de dispersion et de migration des macrophages, ainsi que les réponses inflammatoires en cas de plaie.

Les chercheurs ont évalué les interactions entre les cellules apoptotiques et les macrophages à partir d’embryons de drosophiles, qui contiennent des cellules macrophagiques extrêmement similaires aux cellules immunitaires humaines.

Les résultats de l’étude révèlent que les macrophages se consacrent en priorité à l’élimination des cellules apoptotiques, ce qui prend le pas sur leur processus normal de migration vers les sites de lésions, affectant ainsi les réponses immunitaires. Les auteurs ont ajouté que des réponses immunitaires excessives ou inadaptées peuvent aggraver ou provoquer de nombreuses maladies, notamment le cancer, l’athérosclérose, une neurodégénérescence et d’autres pathologies inflammatoires chroniques.

L’étude a également révélé un nouveau rôle pour la protéine SIMU (Six-Microns-Under) : la rétention des macrophages au niveau des sites de lésions. Sans la protéine SIMU, les macrophages quittaient les sites de plaies de manière précoce, ce qui suggère que ce récepteur a de manière plus générale un rôle de facilitateur de l’élimination des cellules apoptotiques comme nécrotiques.

Les chercheurs se penchent désormais sur ce qui signale aux macrophages de traquer les cellules apoptotiques et ce qui informe leur choix de les éliminer plutôt que de gérer l’inflammation.

Cette étude pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements visant à manipuler ces cellules et à accélérer le processus de cicatrisation.