La neuropathie périphérique touche jusqu’à 61 % des survivantes d’un cancer du sein précoce 4 ans après une chimiothérapie à base de taxanes

  • Engvall K & al.
  • Br J Cancer

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Jusqu’à 61 % des survivantes d’un cancer du sein précoce rapportent des symptômes de neuropathie périphérique (NP) une médiane de 3,6 ans après une chimiothérapie à base de taxanes, d’après une étude de cohorte populationnelle.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette enquête populationnelle rapporte le délai après la chimiothérapie à base de taxanes le plus long, ce qui reflète une persistance des symptômes.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte populationnelle (n = 884 survivantes d’un cancer du sein précoce sans récidive et ayant été traitées par taxanes, contre 1 768 femmes témoins sans antécédents de cancer) a été menée dans la région Sud-Est des soins de santé en Suède.
  • Critère d’évaluation principal : la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie, selon les critères de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (European Organisation for Research and Treatment of Cancer) à 20 items.
  • Financement : Société suédoise de lutte contre le cancer ; autres.

Principaux résultats

  • Le délai médian après la chimiothérapie à base de taxanes était de 3,6 ans (intervalle : 1,5–7,3).
  • La différence de risque la plus importante a été observée au niveau des « picotements/engourdissements des orteils/pieds » (48,0 %, contre 23 % ; risque relatif corrigé : 1,8 ; IC à 95 % : 1,4–2,3).
  • La présence de symptômes sensoriels individuels de la NP chez les survivantes allait de 8,9 % à 48,4 %, et la présence de symptômes moteurs individuels allait de 7,2 % à 61,3 %.
  • Les symptômes les plus prévalents étaient les « difficultés à ouvrir les bocaux » (61,3 % des survivantes) et les « crampes aux pieds » (56,4 % des survivantes).
  • Les facteurs de risque indépendants étaient l’administration de paclitaxel, un âge plus avancé, la surcharge pondérale, le diabète sucré, l’utilisation d’outils manuels vibrants, les maladies auto-immunes et le tabagisme.

Limites

  • La méthodologie de l’étude était transversale et observationnelle.