La musique peut-elle remplacer les anxiolytiques avant anesthésie par blocs nerveux périphériques ?

  • Graff V & al.
  • Reg Anesth Pain Med
  • 18 juil. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

La musique pourrait offrir une alternative au midazolam pour prendre en charge l’anxiété légère ou modérée précédant la réalisation d’une anesthésie par blocs nerveux périphériques. En effet, une étude menée auprès de 157 patients randomisés entre les deux types de procédures a mis en évidence un niveau d’anxiété comparable avant l’anesthésie dans les deux groupes. Cependant, l’anxiété post-opératoire et la satisfaction des patients étaient moins bonnes dans le groupe ayant bénéficié de la musique. Ce résultat pourrait être lié aux modalités de mise en œuvre. De nouvelles études seraient intéressantes à conduire en les optimisant.

L’une des musiques les plus relaxantes du monde...

Le protocole prévoyait d’inclure des patients de 18 ans ou plus n’ayant pas une anxiété initiale trop importante (score STAI-6≥50, éligible à une approche médicamenteuse). Ils ont été randomisés entre 1-2 mg de midazolam IV ou la musique : cette dernière était une musique du groupe britannique Marconi Union qui a été préalablement qualifiée comme l’une des musiques les plus relaxantes au monde par des chercheurs et était délivrée par un casque antibruit. L’anxiété et la satisfaction des patients et praticiens avant et après la procédure ont été évaluées.

Des résultats perfectibles ?

Avant l’opération, les niveaux d'anxiété étaient similaires dans les deux groupes mais l’anxiété post-opératoire était supérieure dans le groupe musique.

Les patients du groupe musique se disaient moins satisfaits que ceux recevant du midazolam, tandis que le niveau de satisfaction des médecins était identique dans les deux groupes.

Les patients comme les praticiens ont estimé plus difficile de communiquer lorsque la procédure choisie était la musique. Les auteurs estiment que l’utilisation d’un casque qui ne serait pas antibruit et l’uniformisation du volume sonore pourrait aider à améliorer le résultat. Ils posent également la question du choix de la musique par les patients, qui pourrait être différente de celle utilisée ici.