La mortalité liée à l’administration d’abiratérone ou d’enzalutamide chez des patients atteints d’une MCV préexistante


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude publiée dans la revue European Urology montrent une augmentation de la mortalité à court terme après un traitement par acétate d’abiratérone (AA) ou enzalutamide (ENZ) chez des patients atteints d’une maladie cardiovasculaire (MCV) préexistante.

Étant donné que les patients âgés (65 ans ou plus) atteints d’un cancer de la prostate (CaP) avancé et d’une MCV sont souvent exclus des essais cliniques sur l’AA ou l’ENZ, peu d’informations sont connues au sujet des effets de ces médicaments sur ces patients vulnérables.

Cette nouvelle étude populationnelle rétrospective a évalué la mortalité toutes causes confondues à six mois de 2 845 patients ayant reçu de l’AA et de 1 031 patients ayant reçu de l’ENZ.

Environ deux tiers des patients étaient atteints au moins d’une MCV préexistante. Par rapport à ceux n’ayant pas de MCV préexistantes, le fait de présenter une à deux MCV préexistantes était associé à une mortalité à six mois 16 % plus élevée (risque relatif [RR] : 1,16 ; IC à 95 % : 1,00–1,36). Le risque était accru chez les personnes atteintes de trois MCV ou plus (RR : 1,56 ; IC à 95 % : 1,29–1,88).

La plupart des différences en matière de survie sont survenues au cours des six premiers mois de traitement.

La mortalité associée aux MCV n’a pas dépendu de l’administration d’AA ou d’ENZ.

Les auteurs de l’étude recommandent qu’une équipe multidisciplinaire comprenant un cardiologue évalue les patients atteints d’une MCV préexistante lors de la prise de décisions thérapeutiques et de la surveillance des effets secondaires potentiels.