La mortalité des 20–45 ans a marqué une stagnation ou est repartie à la hausse


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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De nouvelles estimations provenant de l’étude de la charge mondiale de morbidité (Global Burden of Disease, GBD) suggèrent que les taux de mortalité des adultes âgés de 20 à 45 ans ont stagné et qu’ils sont même en train de repartir à la hausse dans certains cas.

Une analyse des données sur la mortalité et l’espérance de vie aux échelles mondiale, régionale et nationale en fonction de l’âge et du sexe, publiée dans la revue The Lancet plus tôt cette semaine, montre que les améliorations constatées concernant les taux de mortalité dans le monde se sont avérées moins prononcées chez les adultes que chez les enfants, et que les taux ont stagné ou se sont aggravés dans certains pays en 2017.

Les progrès les plus importants pour l’ensemble des tranches d’âge ont été constatés pour les enfants de moins de 5 ans, la mortalité étant passée de 216 décès pour 1 000 naissances vivantes en 1950 à 38,9 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2017, avec des réductions considérables observées pour l’ensemble des pays. Malgré ces diminutions, 5,4 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde étaient toujours à déplorer en 2017.

Les progrès se sont avérés moins prononcés et plus variables pour les adultes, en particulier pour les adultes de sexe masculin, dont les taux de mortalité ont marqué une stagnation ou une hausse dans plusieurs pays.

Selon les données, l’écart entre l’espérance de vie des hommes et des femmes entre 1950 et 2017, bien que relativement stable à l’échelle mondiale, montre des tendances distinctes et s’avère le plus important en Europe centrale, en Europe orientale et en Asie centrale, et le plus faible en Asie du Sud.