La mortalité cardiovasculaire chez les patients cancéreux


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude suggèrent que plus de 1 patient sur 10 ne mourra pas du cancer, mais d’une maladie cardiovasculaire (MCV), ce risque étant plus élevé pour certains cancers. 

Dans l’étude, publiée dans la revue European Heart Journal, les chercheurs ont analysé des données provenant de plus de 3,2 millions de patients aux États-Unis, qui avaient reçu un diagnostic de cancer entre 1973 et 2012. Les données de la base de données Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results, SEER) ont été examinées pour s’intéresser à la mortalité par MCV. 

Parmi 3 234 256 patients cancéreux, 38 % étaient décédés d’un cancer et 11,3 % d’une MCV. 

Le risque de mortalité cardiovasculaire était plus de 10 fois plus élevé chez les survivants présentant un quelconque type de cancer diagnostiqué avant l’âge de 55 ans qu’au sein de la population générale. 

Les patients atteints d’un cancer de la vessie avaient le risque le plus élevé de décéder d’une MCV, tandis que ceux atteints d’un cancer du larynx, de la prostate, de l’utérus, du côlon et du rectum, ainsi que du sein, avaient un risque plus élevé que le risque moyen de décéder d’une MCV. Les auteurs ont noté que dans le cadre du cancer de l’endomètre, la première année suivant les diagnostics était marquée par un risque très élevé de décès par MCV. 

Ils ont indiqué que ces résultats soulignent la nécessité de soins cardiovasculaires plus précoces et plus agressifs chez les patients cancéreux.