La morphologie est-elle un meilleur indicateur du risque cardiovasculaire que l’IMC chez les femmes ménopausées ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que les femmes ménopausées dont le corps est en forme de pomme plutôt qu’en forme de poire courent un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires, même si elles ont un indice de masse corporelle (IMC) normal et sain. 

Selon les auteurs, les résultats soulignent la nécessité d’utiliser des mesures anthropométriques qui reflètent mieux la distribution régionale des graisses, afin d’identifier un risque accru de maladie cardiovasculaire (MCV).  

L’étude a inclus 2 683 femmes ménopausées présentant un IMC normal (18,5 à moins de 25 kg/m2), qui ont participé à l’Initiative pour la santé des femmes (WHI) et qui n’avaient pas de MCV connue à l’inclusion. La composition corporelle a été déterminée par une absorptiométrie double énergie à rayons X. Durant un suivi médian de 17,9 ans, 291 cas incidents de MCV ont été observés. 

L’étude a révélé que ni la masse graisseuse du corps entier ni le pourcentage de graisse n’étaient associés au risque de MCV. Cependant, un pourcentage de graisse au niveau du tronc plus élevé a été associé à un risque accru de MCV (rapport de risque [RR] entre le quartile supérieur et le quartile inférieur : 1,91 ; IC à 95% : 1,33–2,74 ; P de tendance

L’étude a été publiée dans la revue European Heart Journal