La moitié des patients diabétiques ont recours à une médecine alternative

  • Alzahrani AS & al.
  • Eur J Clin Pharmacol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Chez les personnes atteintes d’un diabète, la prévalence de l’utilisation d’une médecine complémentaire et alternative (MCA) est de 51 %.
  • Parmi celles qui ont recours à une MCA, les deux tiers n’en discutent pas avec leurs médecins, selon cette méta-analyse.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le recours à une MCA peut affecter la prise en charge du diabète via une interaction directe entre les médicaments et les compléments, ou indirecte en affectant l’observance médicamenteuse.
  • Auteurs : les cliniciens doivent demander à leurs patients s’ils ont recours à une MCA pour vérifier la présence d’interactions et s’assurer de l’optimisation du traitement ainsi que de l’observance médicamenteuse. 

Méthodologie

  • Une revue systématique et une méta-analyse ont inclus 38 articles publiés entre 2009 et 2019 sur le recours à une MCA chez des adultes atteints d’un diabète.
  • Financement : Université de Birmingham (University of Birmingham), Royaume-Uni.

Principaux résultats

  • Les types de MCA les plus fréquemment mentionnés étaient l’acupuncture (six études), les thérapies corps-esprit (six), la guérison religieuse/spirituelle (cinq) et l’homéopathie (quatre).
  • La prévalence combinée du recours à une MCA était de 51 % (IC à 95 % : 43–59 %). 
  • Par région, la prévalence du recours à une MCA était de 76 % en Europe, 55 % en Afrique et 45 % en Amérique du Nord.
  • Rapports de prévalence combinés (IC à 95 %) :
    • Comparaison entre les hommes et les femmes : 0,86 (0,81–0,91).
    • Comparaison entre le diabète de type 2 et le diabète de type 1 : 1,00 (0,83–1,20).
  • Prévalence (IC à 95 %) du recours à une MCA en tant :
    • que traitement supplémentaire au médicament prescrit : 78 % (56–94 %) ;
    • qu’alternative au médicament prescrit : 21 % (12–31 %).
  • Parmi les personnes ayant recours à une MCA, 67 % (IC à 95 % : 58–76 %) ne l’ont pas divulgué à leurs professionnels de santé.

Limites

  • Variations des méthodes de recueil des données et de la nature des paramètres entre les études.
  • Seules des publications en langue anglaise ont été incluses.