La moitié des décès liés aux drogues en 2017 étaient dus à une hépatite C non traitée : rapport sur les drogues des Nations Unies


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Environ la moitié des décès liés aux drogues en 2017 étaient associés à une hépatite C non traitée, selon l’estimation établie par le dernier Rapport mondial sur les drogues de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UN Office on Drugs and Crime, UNODC). 

Le rapport montre que les conséquences négatives sur la santé associées aux drogues sont plus graves et plus étendues que ce que l’on pensait auparavant, avec environ 35 millions de personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation de drogues et nécessitant des services de traitement. Pourtant, seule une personne sur sept reçoit un traitement.

En 2017, il était estimé que 271 millions de personnes avaient utilisé des drogues au cours de l’année passée. La drogue la plus largement utilisée dans le monde restait le cannabis, avec environ 188 millions de personnes ayant utilisé cette drogue en 2017.

Quelque 11 millions de personnes se sont injectées des drogues en 2017, dont 1,4 million de personnes ayant une infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et 5,6 millions ayant une hépatite C, mentionne le rapport.

Il a été estimé qu’environ 585 000 personnes sont décédées du fait de l’utilisation d’une drogue en 2017. Plus de la moitié de ces décès étaient le résultat d’une hépatite C non traitée, alors que près d’un tiers des décès ont été attribués à des troubles liés à l’utilisation de drogues. Les deux tiers des décès attribués à des troubles liés à l’utilisation de drogues avaient un lien avec l’utilisation d’opioïdes.

En 2017, environ 53 millions de personnes dans le monde avaient utilisé des opioïdes au cours de l’année passée, un nombre 56 % plus élevé que celui estimé en 2016.