La méthylnaltrexone permet de soulager rapidement la constipation induite par les opioïdes chez les patients atteints d’un cancer

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À retenir

  • Dans deux études individuelles, la méthylnaltrexone a permis de réduire la constipation induite par les opioïdes dans les quatre heures suivant la première dose chez les patients atteints d’un cancer, et de maintenir la réponse au niveau des symptômes intestinaux grâce à une deuxième administration, sans pour autant avoir d’impact sur l’analgésie médiée par les récepteurs opioïdes centraux.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette réponse rapide peut s’avérer très bénéfique en cas d’urgence et pourrait permettre d’éviter une hospitalisation.

Méthodologie

  • 2 études randomisées multicentriques, menées en double aveugle et contrôlées par placebo (étude 302 et étude 4000), ont inclus des patients atteints ou non d’un cancer avec une constipation induite par les opioïdes.
  • Financement : Salix Pharmaceuticals.

Principaux résultats

  • Étude 302 : 78 patients atteints d’un cancer ont été inclus.
    • 51,4 % des patients recevant de la méthylnaltrexone, contre 14,6 % des patients recevant le placebo, ont présenté une reprise du transit sans traitement de rattrapage au cours des 4 heures suivant la première dose (P < 0,05).
    • Une deuxième administration de méthylnaltrexone a permis de maintenir la réponse au niveau des symptômes intestinaux dans les 4 heures chez 51,4 % des patients, contre 7,3 % de ceux ayant reçu le placebo (P ≤ 0,0001).
  • Étude 4000 : 152 patients atteints d’un cancer ont été inclus.
    • 69,6 % des patients recevant de la méthylnaltrexone, contre 15,1 % des patients recevant le placebo, ont présenté une reprise du transit sans traitement de rattrapage au cours des 4 heures suivant la première dose (P < 0,0001).
    • Une deuxième administration de méthylnaltrexone a permis de maintenir la réponse au niveau des symptômes intestinaux dans les 4 heures chez 59,5 % des patients, contre 6,8 % de ceux ayant reçu le placebo (P = 0,0016).
  • Aucune évolution significative des scores de la douleur n’a été observée.
  • Les événements indésirables les plus fréquents étaient les douleurs abdominales, les flatulences et les nausées.