La médecine polyvalente, part majeure de l’activité des internistes français

  • Roeser A & al.
  • Rev Med Interne

  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La part de l’activité non programmée, de recours ou post-urgence est majeure dans l’activité des internistes français, selon une enquête menée auprès des praticiens juniors ou séniors.

  • La meilleure terminologie retenue comme adaptée à leur pratique était « médecine polyvalente » pour les internistes juniors et « médecine interne polyvalente » pour les internistes séniors.

Pourquoi est-ce important ?

En France, la médecine interne diffère de celle d’autres pays puisqu’elle s’articule autour de la prise en charge de situations aiguës fréquentes de médecine hospitalière non programmée, de recours ou en aval des urgences, mais aussi autour des maladies auto-immunes, inflammatoires et rares. La part de l’activité de médecine polyvalente et non programmée est mal connue et reconnue. Cette enquête offre le moyen de mieux en cerner l’importance dans les établissements hospitaliers français.

Méthodologie

L’enquête a été conduite en ligne au printemps 2021 auprès des membres de l’Amicale des Jeunes Internistes et des membres de la Société Nationale de Médecine Interne (SNFMI).

Principaux résultats

L’enquête a été remplie par 180 jeunes internistes (31,3% des membres,) dont 50% étaient en milieu ou fin de cursus et 28,3% étaient assistants spécialistes ou CCA, ainsi que par 247 des membres séniors de la SNFMI (24,8% des membres, 39,7% de 35-45 ans, 24,7% de 45-55 ans), dont 60,7% étaient praticiens hospitaliers et 26,7% maîtres de conférence ou professeurs des universités, et exerçant majoritairement en Centre Hospitalier Universitaire (CHU) (52,2%).

Lorsqu’on leur demandait le qualificatif le plus adapté pour la pratique de la médecine hospitalière non programmée, le terme le plus souvent retenu était celui de « médecine polyvalente » pour 48,9% des jeunes internistes (contre 27,1% pour les séniors) alors qu’il était « médecine interne polyvalente » pour 35,6% des internistes séniors (contre 20% pour les internistes juniors). Les termes de « médecine post-urgence », « médecine interne » ou « médecine hospitalière » étaient moins souvent retenus.

Cette activité de médecine non programmée est considérée comme représentant une part importante ou majeure de leur activité par 65 à 67% des internistes et comme bien distincte de la médecine interne-immunologie clinique pour 46 à 47% d’entre eux. Elle représentait plus de 50% de leur temps de travail pour 41% et 33% d’entre eux, et même plus de 70%de leur activité pour 35% et 37% d’entre eux.

Quant aux jeunes internistes, ils estimaient être bien à très bien formés à la médecine polyvalente pour 68,3% d’entre eux.