La FDA prévient les médecins d’un risque de lymphome associé aux implants mammaires


  • Miriam Davis, PhD
  • Oncology drug update
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À retenir

  • La FDA a envoyé une lettre d’avertissement aux médecins pour les prévenir que les implants mammaires, quel que soit le type de surface ou de remplissage, exposent les femmes à un risque plus élevé de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM).
  • Le LAGC-AIM n’est pas un cancer du sein, mais un lymphome qui se développe dans le tissu cicatriciel fibreux qui enveloppe l’implant mammaire.
  • La majorité des cas sont identifiés lorsque les femmes remarquent l’apparition d’un gonflement, d’un nodule ou d’une douleur autour de l’implant.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est recommandé aux médecins de signaler les nouveaux cas de LAGC-AIM au programme MedWatch de la FDA.

Recommandations supplémentaires de la FDA à destination des professionnels de santé

  • Il convient de prévenir les patientes qui envisagent la pose d’implants des risques de LAGC-AIM et de leur transmettre l’étiquette de l’implant mammaire établie par le fabricant à destination des patients.
    • Le LAGC-AIM est rare ; son incidence est comprise entre 1 patiente sur 30 000 et 1 patiente sur 3 817.
    • La FDA a identifié 457 cas uniques, dont 9 décès.
  • La possibilité d’un LAGC-AIM doit être envisagée lorsqu’une patiente est traitée pour un sérome tardif à proximité de l’implant.
    • Dans certains cas, la patiente présente une ou plusieurs masses à côté de l’implant.
    • Elle doit alors être dirigée vers une équipe pluridisciplinaire pour être évaluée.
  • Du liquide doit être fraîchement prélevé dans le sérome à des fins de tests pathologiques permettant d’exclure un LAGC-AIM.
  • Si un LAGC-AIM est confirmé, un plan de traitement personnalisé doit être élaboré en collaboration avec l’équipe pluridisciplinaire de la patiente.