La dépression, cause ou conséquence d’erreur médicale ?

  • Pereira-Lima K & al.
  • JAMA Netw Open
  • 1 nov. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Les liens entre la dépression des praticiens et les erreurs médicales ont été décrits par plusieurs études, mais le sens de cette association n’est pas parfaitement déterminé. Des chercheurs ont mené une revue et méta-analyse de la littérature : ils décrivent le lien bidirectionnel existant entre les deux évènements, avec une association toutefois moins forte selon les études longitudinales par rapport aux études transversales. Si ces conclusions restent limitées par le nombre d’études incluses et par le fait que la plupart aient recensé les erreurs médicales autodéclarées, il apparaît que le lien soit significatif : de nouveaux travaux permettant d’autres méthodes de suivi des erreurs et une plus large représentativité des différentes spécialités seraient utiles.

Principales conclusions

Au total, 11 études ont été recensées impliquant 21.517 médecins : 7 d’entre elles, ayant inclus 5.595 sujets, étaient longitudinales, les autres étant transversales. Par ailleurs, 7 avaient inclus différentes spécialités et 3 avaient inclus des profils d’exercice variés (praticiens et internes).

Le risque relatif (RR) global associant erreurs médicales et symptômes de dépression était de 1,95 [1,63-2,33], avec une forte hétérogénéité (I 2 =82%). Ce risque était de 1,62 [1,43-1,84], (p=0,33, I 2 =1 %3) à partir des seules études longitudinales et de 2,51 [2,20-2,83] (p=0,14, I 2 =45%) pour les études transversales. Par ailleurs, le risque liant erreurs médicales et risque ultérieur d’état dépressif caractérisé était de 1,67 [1,48-1,87], I 2 =0%).

Les analyses en sous-groupes, limitées en termes de représentativité étant donné le nombre limité d’études, mettent en évidence que l’association est plus forte pour les études menées aux États-Unis que pour celles menées ailleurs. Aucune différence n’a en revanche été décrite concernant les profils d’exercice.