« La crise de la prévention » entrave la riposte mondiale au VIH, avertit le directeur de l’ONUSIDA


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Le relâchement au sujet du VIH et du sida a créé une « crise de la prévention » qui risque de déstabiliser les efforts déployés pour atteindre l’objectif clé de moins de 500 000 nouvelles infections à VIH par an d’ici 2020. Telle est la mise en garde du directeur du programme des Nations Unies sur le VIH et le sida (ONUSIDA).

À l’occasion de la publication du Rapport mondial sur le suivi de la lutte contre le sida 2018, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a expliqué que les « réussites partielles » du point de vue des vies sauvées et de la prévention de nouvelles infections ont entraîné un sentiment de manque d’urgence parmi les États membres.

À l’échelle mondiale, les nouvelles infections à VIH ont baissé de seulement 18 % au cours des sept dernières années, de 2,2 millions en 2010 à 1,8 million en 2017.

M. Sidibé a noté que 180 000 enfants ont contracté une infection à VIH l’année dernière, échouant ainsi à atteindre l’objectif pour 2018 d’éliminer les nouvelles infections chez les enfants.

Trois personnes sur cinq commençant un traitement contre le VIH ne sont toujours pas dépistées, testées ou traitées pour la tuberculose, la principale cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH, a-t-il ajouté.

Le nombre de décès liés au sida, qui s’élève à moins d’un million par an, est le plus faible enregistré au cours de ce siècle, a-t-il cependant reconnu. Trois personnes sur quatre vivant avec le VIH ont à présent connaissance de leur statut et un nombre record de 21,7 millions de personnes reçoivent actuellement un traitement, soit une hausse de 2,3 millions de personnes depuis 2016.