La consommation d’aliments ultra-transformés est liée à la mortalité chez les patients cardiaques

  • Bonaccio M & al.
  • Eur Heart J

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’une maladie cardiovasculaire (MCV), la consommation d’un plus grand nombre d’aliments ultra-transformés (AUT) a été associée à une mortalité toutes causes confondues et une mortalité par MCV plus élevées.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les AUT sont pauvres en nutriments. Ils contiennent des additifs cosmétiques, des néo-composés et souvent des plastifiants, et se traduisent par une alimentation moins nutritive.
  • Une grande partie de l’alimentation en Europe et en Amérique du Nord est ultra-transformée, à hauteur par exemple de 60 % au Royaume-Uni et d’environ 24 % en Espagne.
  • La consommation d’AUT a été associée à des cas incidents de MVC, d’obésité, de diabète, d’hyperlipidémie et d’aggravation de la fonction rénale.

Principaux résultats

  • Suivi médian : 10,6 ans.
  • Les AUT étaient le plus souvent des viandes transformées, des gâteaux/tartes/pâtisseries, des crakers/biscottes et des pizzas non faites maison.
  • Comparaison entre le quartile supérieur et le quartile inférieur de consommation d’AUT, en fonction du poids des aliments :
    • Mortalité toutes causes confondues : rapport de risque corrigé (RRc) de 1,38 (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 1,00–1,91).
    • Mortalité par MCV : RRc de 1,65 (IC à 95 % : 1,07–2,55).
  • Des relations dose-réponse ont été observées. 
  • L’altération de la fonction rénale a expliqué la plus grande partie des surmortalités.
  • Le fait de suivre un régime méditerranéen à l’inclusion n’a apporté qu’une légère protection.

Méthodologie

  • Une étude observationnelle a été réalisée auprès d’adultes italiens issus de la cohorte prospective Moli-sani (2005–2010), chacun ayant des antécédents de MCV à l’inclusion (n = 1 171).
  • Le régime alimentaire suivi pendant l’année précédant l’inclusion a été déterminé par des questionnaires sur la fréquence alimentaire.
  • Les auteurs ont évalué 18 biomarqueurs et apporté des corrections pour prendre en compte de nombreuses covariables.
  • Critère d’évaluation : la mortalité.
  • Financement : Fondation Pfizer ; sources gouvernementales italiennes.

Limites

  • Aucun lien de causalité n’a été établi.
  • L’échantillon était de petite taille.