La Commission Lancet établit des objectifs pour éliminer la TB d’ici une génération


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Des experts ont suggéré qu’un monde exempt de tuberculose (TB) est possible d’ici 2045 et ont établi cinq domaines prioritaires pour y parvenir d’ici une génération.

Les recommandations de la Commission Lancet sur la tuberculose ont été publiées en amont de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, qui a lieu le dimanche 24 mars. 

Elles comprennent les mesures suivantes : 

  • réaliser des investissements pour s’assurer de fournir des tests diagnostiques rapides de haute qualité et un traitement à toutes les personnes recevant des soins contre la tuberculose, notamment des tests rapides de sensibilité aux médicaments et un traitement de seconde intention pour les formes résistantes de la TB ; 
  • atteindre les populations et les personnes à haut risque de TB et leur prise en charge ;
  • accroître les investissements afin d’accélérer la recherche et le développement dans la lutte contre la TB et apporter de nouveaux diagnostics, de nouvelles stratégies thérapeutiques et de nouveaux vaccins dans la pratique clinique pour mettre rapidement un terme à la pandémie ; 
  • faire des investissements dans des programmes de lutte contre la TB une responsabilité partagée, en augmentant l’assistance au développement pour la lutte contre la TB selon les besoins financiers de chaque pays à revenu faible et intermédiaire ; 
  • rendre les pays et principaux intervenants responsables des progrès accomplis dans l’éradication de la tuberculose.

« Même s’il existe de nombreuses difficultés à l’éradication de la TB, nous avons dès à présent la possibilité de résoudre ce problème », a déclaré le co-auteur du rapport, le Dr Michael Reid, de l’Université de Californie (University of California) à San Francisco, aux États-Unis. « En se basant sur des données scientifiques solides, en faisant preuve de volonté politique et en partageant les responsabilités, la TB est un problème qu’il est possible de résoudre », a-t-il ajouté.