La chirurgie esthétique, une pratique acceptable chez les utilisateurs de réseaux sociaux

  • Chen J & al.
  • JAMA Facial Plast Surg
  • 27 juin 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Une enquête menée auprès d’une population de plus de 250 personnes montre que l’utilisation de certains réseaux sociaux (Tinder, Snapchat par exemple) et de certaines fonctions logicielles de retouche d’images (affinement par exemple) est associée à une plus importante acceptation de la chirurgie esthétique. Par ailleurs, les utilisateurs de certains de ces réseaux sociaux avaient une estime de soi moins élevée que ceux qui ne les utilisaient pas.

Ces résultats viennent compléter les connaissances évolutives relatives à l’impact de ces nouveaux usages sur sa propre image, l’estime de soi et les éventuels troubles pouvant en résulter : il a ainsi été décrit précédemment que l’anxiété et la dépression étaient plus fréquentes parmi les utilisateurs de réseaux sociaux. Une augmentation du sentiment d’isolement et du taux de suicide a été observée aux États-Unis depuis le développement des réseaux sociaux. Ces résultats sont importants pour aider à la compréhension des attentes et demandes des personnes envisageant des démarches de chirurgie plastique.

Des résultats différents selon le réseau social

  • Au total, 252 sujets (73,0% de femmes, âge moyen 24,7 ans, 70,6% ayant 4 années d’études supérieures) ont participé à l’enquête. Ils présentaient des scores d’estime de soi (échelle de Rosenberg) inférieurs lorsqu’ils étaient utilisateurs de YouTube, VSCO et de Photoshop, par rapport aux non-utilisateurs.
  • Selon l’analyse multivariée conduite par les auteurs, l’acceptation de la chirurgie plastique (établie à partir du score ACSS) était supérieure pour ceux qui présentaient une estime de soi moins élevée (échelle CSW). Elle l’était aussi pour les utilisateurs de Tinder, Snapshat et les utilisateurs des filtres photos Snapchat.
  • Concernant les utilisateurs de logiciels de retouche d’images, ceux qui utilisaient des filtres modifiant l’apparence (modification de la forme du visage ou du corps) présentaient une acceptation de la chirurgie plastique supérieure à ceux qui ne les utilisaient pas.