La chirurgie bariatrique pourrait-elle protéger contre le cancer ?

  • Aminian A & al.
  • JAMA

  • Univadis
  • Clinical Summary
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La perte de poids substantielle obtenue grâce à la chirurgie bariatrique pourrait conférer une protection à long terme contre le cancer et la mortalité liée au cancer.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le fait que l’obésité soit un facteur de risque important de nombreux cancers est bien établi, mais on ne sait pas encore clairement si une perte de poids significative réduit le risque de cancer.

Méthodologie

  • L’étude SPLENDID a porté sur 30 318 adultes en situation d’obésité (âge médian : 46 ans ; 77 % de femmes ; indice de masse corporelle [IMC] médian : 45 kg/m2).
  • 5 053 patients ayant fait l’objet d’une chirurgie bariatrique ont été appariés (selon un rapport de 1:5) à 25 265 patients n’ayant pas fait l’objet d’une chirurgie bariatrique (groupe témoin).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • À 10 ans, les patients du groupe chirurgie bariatrique ont obtenu une perte de poids conséquente, par rapport au groupe témoin (27,5 kg contre 2,7 kg ; différence : 19,2 %).
  • À 10 ans, l’incidence cumulée de cancer associé à l’obésité était significativement plus faible dans le groupe chirurgie bariatrique que dans le groupe témoin (2,9 % contre 4,9 % ; rapport de risque corrigé [RRc] : 0,68 ; P = 0,002).
  • Dans les modèles de Cox entièrement corrigés, l’association entre la chirurgie bariatrique et divers types individuels de cancer est restée significative uniquement pour le cancer de l’endomètre (RRc : 0,47 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,27–0,83).
  • Une réduction significative de la mortalité liée au cancer a été observée à 10 ans avec une chirurgie bariatrique, comparativement à sans (0,8 % contre 1,4 % ; RRc : 0,52 ; P = 0,01).

Limites

  • Plusieurs facteurs liés aux patients pourraient être des facteurs de confusion en ce qui concerne le risque de cancer.