La chirurgie bariatrique exposerait à un risque accru de cancer colorectal

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L'obésité, définie par un indice de masse corporelle (IMC) 30 kg/m², est un problème de santé publique qui ne cesse d'enfler et pèse de plus en plus sur les coûts de santé avec une inflation parallèle des interventions bariatriques. Celles-ci sont favorables pour le diabète et les maladies cardiovasculaires, mais pas en matière de cancer colorectal (KCR), d'autant que l'obésité elle-même en fait volontiers le lit. Les auteurs suédois ont étudié le rapport d'incidence (RI), c'est à dire le nombre de cas de KCR observés divisé par le nombre de cas attendus dans une cohorte (fonction de l'âge et du sexe) en comparant des obèses opérés (OO) et des obèses non opérés (ONO), avec un recul de 10 ans.

Les différentes techniques de chirurgie bariatrique employées étaient le cerclage gastrique (24 %), le court-circuit gastrique (51 %) et la sleeve gastrectomy ou gastroplastie verticale calibrée avec résection gastrique (25 %). L'indication opératoire était un IMC 40 kg/m² (ou 35 en cas de pathologies associées dues à l'obésité). Le registre national suédois a permis de retrouver la quasi-totalité des OO, des ONO, et des KCR survenus dans ces 2 populations entre 1980 et 2009, en excluant les forts consommateurs d'a...