La chirurgie bariatrique est associée à une réduction des risques rénaux et cardiaques dans le cadre du DT2 traité par insuline

  • Alkharaiji M & al.
  • Obes Surg
  • 4 mars 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La chirurgie bariatrique pourrait protéger les patients atteints d’un diabète de type 2 (DT2), qui présentent ou non une microalbuminurie, contre les risques d’insuffisance rénale chronique (IRC) et de maladie cardiovasculaire (MCV) d’issue non mortelle.
  • Elle pourrait également améliorer de façon modeste le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe).

Pourquoi est-ce important ?

  • Le DT2 augmente les risques de MCV et d’IRC.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte rétrospective a été menée. Elle portait sur des patients atteints d’un DT2 traités par insuline, provenant de la base de données Réseau d’amélioration de la santé (The Health Improvement Network) du Royaume-Uni, avec un appariement selon les scores de propension de 131 patients ayant fait l’objet d’une chirurgie bariatrique à 579 patients n’en ayant pas fait l’objet. Les patients ont été suivis pendant 12,8 ans.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Dans la cohorte appariée, le groupe de la chirurgie bariatrique a présenté un risque significativement plus faible de développer une IRC que le groupe sans chirurgie bariatrique (rapport de risque corrigé [RRc] : 0,46 ; P = 0,013).
  • Un effet protecteur concernant l’IRC a également été constaté chez les patients présentant une microalbuminurie à l’inclusion (RRc : 0,42 ; P = 0,050), mais l’effet protecteur concernant la survenue d’une MCV n’était pas significatif (RRc : 0,36 ; P = 0,079).
  • Par rapport à un DFGe moyen à l’inclusion de 68,7 et 70,8 ml/minute/1,73 m2 dans les groupes avec et sans chirurgie bariatrique, respectivement, le DFGe moyen n’a pas différé entre les groupes au cours des 3 premières années.
  • Il a toutefois connu une amélioration significative dans le groupe de la chirurgie bariatrique, par rapport au groupe sans chirurgie bariatrique, à 4 ans (72,9 contre 66,8 ml/minute/1,73 m2 ; P = 0,001).
  • Le taux de créatinine sérique à 2 ans était de 77,2 µmol/l dans le groupe de la chirurgie bariatrique, contre 90,5 µmol/l dans le groupe sans chirurgie bariatrique (P = 0,008).

Limites

  • Les modifications concernant les médicaments, la glycémie ou la pression artérielle (PA) n’ont pas été évaluées.