La cardiomyopathie hypertrophique des Noirs a des caractéristiques particulières

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Très peu d'études ont comparé le phénotype de la cardiomyopathie hypertrophique (CMH) des patients noirs et blancs.

D'où l'intérêt de l'étude de LL Sorensen et coll. qui a porté sur 441 patients consécutifs examinés, au Johns Hopkins Hospital (Baltimore, Etats-Unis) entre février 2005 et juin 2012, pour une CMH. Elle en effet eu pour objectif de comparer les caractéristiques (tableau clinique, électrocardiogramme [ECG], capacité d'effort, morphologie du ventricule gauche, état hémodynamique apprécié par échocardiographie) de 76 patients noirs à celles de 365 patients blancs.

La CMH des sujets noirs s'accompagnait significativement plus souvent d'anomalies de l'ECG (93 % vs 80 % ; p=0,009), essentiellement à type de troubles de la repolarisation (79 % vs 56 %, p <0,001), d'une hypertrophie apicale non obstructive (26 % vs 9 %, p <0,001) avec mouvement systolique antérieur de la valve mitrale (SAM) moins sévère et des gradients significativement moindres au niveau de la chambre de chasse du ventricule gauche, tant au repos (9 mm Hg ; [7 à 19] vs 16 mm Hg [8 à 40] ; p <0,001) que lors des tests de provocation (36 mm Hg; [16 à 77] vs 59 mm Hg [26 à 110] ; p=0,002).

Alors que la CMH n'était pas obstructive, les patients noirs avaient une capacité d'effort plus réduite que les blans (différence ajustée : 1,45 MET [metabolic equivalent] [0,45 à 2,45] ; p=0,005).

En conclusio...