La BPCO est quatre fois plus fréquente avec la pollution de l’air qu’avec le tabagisme passif


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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L’exposition à la pollution de l’air ambiant est liée à une réduction de la fonction pulmonaire et à un risque accru de développer une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). C’est ce que suggère une nouvelle étude à grande échelle publiée dans la revue European Respiratory Journal.

Les chercheurs ont utilisé des données de la biobanque du Royaume-Uni, portant sur 303 887 personnes âgées de 40 à 69 ans, pour lesquelles il existait des données sur les covariables complètes et des mesures de la fonction pulmonaire valides. Des analyses transversales ont examiné les associations de modèles de polluants atmosphériques validés (comprenant les matières particulaires [Particulate Matter ; PM10], les matières particulaires fines [PM2,5] et le dioxyde d’azote [NO2]) avec les résultats de spirométrie.

Des expositions plus élevées à chaque polluant ont été associées de manière significative à une fonction pulmonaire plus faible. Les données ont montré que pour chaque augmentation annuelle moyenne de 5 μg/m3 des PM2,5, à laquelle les participants ont été exposés à leur domicile, la réduction de la fonction pulmonaire associée était similaire aux effets d’un vieillissement de deux ans.

Les chercheurs ont également découvert que, parmi les participants vivant dans des régions ayant des concentrations de PM2,5 supérieures à la recommandation annuelle moyenne de 10 μg/m3 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la prévalence de la BPCO était quatre fois plus élevée que chez les personnes exposées au tabagisme passif à leur domicile et correspondait à la moitié de la prévalence des personnes ayant déjà fumé.

La valeur limite pour la qualité de l’air actuellement fixée par l’UE concernant les PM2,5 est de 25 µg/m3, ce qui est bien plus élevé que les niveaux mentionnés par les chercheurs comme étant associés à une réduction de la fonction pulmonaire.