L’utilisation de médicaments antiépileptiques pendant la grossesse est associée à un retard de langage chez la descendance


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que les enfants nés d’une mère ayant pris des médicaments antiépileptiques (MAE) pendant la grossesse pourraient présenter un risque accru de trouble du langage. Il semble cependant que l’utilisation périconceptionnelle d’une supplémentation en acide folique ait un effet protecteur. 

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont examiné des données sur des enfants de mères atteintes ou non d’épilepsie, qui ont été inclus dans l’Étude norvégienne de cohorte mère-enfant pour la période 1999–2008. La population de l’étude a inclus 346 enfants exposés à des MAE et 388 enfants non exposés à des MAE, dont les mères étaient atteintes d’une épilepsie, et 113 674 enfants dont les mères étaient indemnes d’épilepsie. Les participants ont fourni des informations sur le diagnostic d’épilepsie, l’utilisation de MAE pendant la grossesse et les capacités verbales de l’enfant aux âges de cinq et huit ans. Les concentrations de MAE ont également été mesurées à partir d’échantillons de sang de la mère et du cordon ombilical. 

L’étude a révélé que, pour les enfants exposés à des MAE, le rapport de cotes corrigé pour un trouble du langage était de 1,6 à l’âge de cinq ans et de 2,0 à l’âge de huit ans, par rapport aux enfants dont la mère était indemne d’épilepsie. Des concentrations plasmatiques de valproate plus élevées chez la mère étaient corrélées à un retard de langage à l’âge de cinq ans, tandis que les enfants exposés à une monothérapie par carbamazépine présentaient un risque significativement accru de retard du langage à l’âge de huit ans, par rapport aux témoins.

Les enfants dont la mère prend une supplémentation périconceptionnelle en acide folique présentaient un risque plus faible de retard du langage médié par les MAE aux âges de cinq et huit ans.