L’utilisation d’antidépresseurs en début de grossesse n’augmente pas le risque d’autisme

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L’exposition à des antidépresseurs sérotoninergiques en début de grossesse n’augmente pas le risque d’autisme, selon une nouvelle analyse de grande envergure publiée cette semaine dans la revue JAMA.

Les données provenant de plus de 1,5 million d’enfants n’ont montré aucun risque accru d’autisme, de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THDA) ou d’altération de la croissance fœtale chez les enfants exposés à un inhibiteur de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) ou à un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) au cours du premier trimestre, après correction pour prendre en compte d’autres facteurs. Le risque de naissance prématurée s’est avéré être 1,3 fois supérieur pour les enfants exposés, par rapport à ceux non exposés.

Les études antérieures ont suggéré que l’exposition in utero à des niveaux élevés de sérotonine pourrait entraîner l’autisme, mais ces études étaient limitées dans leur capacité à prendre en compte les facteurs de confusion potentiels.

« À notre connaissance, il s’agit de l’une des études les plus robustes à montrer que l’exposition à des antidépresseurs en début de grossesse n’est pas associée à l’autisme, au THDA ou à une faible croissance fœtale lorsqu’on prend en compte les facteurs conduisant à la prise de ces médicaments en premier lieu », a déclaré l’auteur principal, Brian D’Onofrio.

« Comparer les risques et les bénéfices liés à l’usage d’antidépresseurs durant la grossesse est une décision extrêmement difficile que chaque femme doit faire en concertation avec son médecin », a-t-il déclaré. « Cette étude suggère toutefois que l’usage de ces médicaments durant la grossesse pourrait être plus sûr que ce que l’on pensait. »